Énergie solaire : comment rentabiliser une surface inutilisée ?

Avec 1 600 à 1 700 heures d’ensoleillement par an, la Belgique dispose d’une source de lumière amplement suffisante pour rentabiliser une installation solaire. Pourtant, nombre d’entreprises se privent encore de cette ressource naturelle et laissent leurs toits et leurs terrains vierges de tout équipement. En y installant des panneaux photovoltaïques (PV), elles pourraient réduire considérablement leur facture d’énergie et même, pour certaines, générer des revenus supplémentaires. Mais comment passer avec succès de la théorie à la pratique ?

Autoproduction solaire : pour quoi et pour qui ?

Plus encore que les particuliers, les entreprises belges ont tout intérêt à transformer leurs surfaces inutilisées en sources d’énergie solaire. En Belgique, les bâtiments non-résidentiels consomment 20 % d’énergie de plus que la moyenne européenne.

Or, la loi impose déjà aux sociétés bruxelloises de moins de 500 m² de disposer d’un certificat de performance énergétique (PEB). Cette réglementation doit prochainement s’étendre aux bâtiments de plus grande taille ainsi qu’à la Flandre et, possiblement, à l’ensemble du royaume. Pour se conformer à la future réglementation, réaliser des économies d’énergie et opérer sa transition énergétique, l’installation de panneaux PV ne présente donc que des atouts.

Avant de vous lancer, il convient toutefois de vérifier qu’un tel projet est bien indiqué pour votre société. Première condition : être propriétaire de ses locaux. Ce n’est pas une obligation, mais cela simplifiera énormément le montage administratif et financier à prévoir.

Deuxième critère important : posséder une surface inexploitée couvrant plus de 350 m². Enfin, assurez-vous que votre toiture ou terrain est suffisamment exposé(e) à la lumière du jour pour disposer d’un potentiel supérieur à 10 kilowatt-crête (kWc).

Ce nom barbare désigne la puissance électrique maximale que les panneaux peuvent fournir dans des conditions de température et d’ensoleillement standards. En dessous de ce seuil, l’installation ne sera pas assez rentable et ne vous permettra pas d’obtenir de certificat vert. Dans le cadre d’une étude de faisabilité, Luminus peut vous aider à déterminer le potentiel de vos surfaces inutilisées.

Quelle rentabilité pour les toitures ?

Pour un toit plat ou incliné, plusieurs éléments entrent en considération pour la réussite de votre projet solaire. Tout d’abord, il faudra s’assurer qu’il est assez solide pour supporter le poids des panneaux et du matériel de fixation. Le niveau minimum de stabilité (15 kg/m²) sera testé lors de l’étude technique préalable.

Pour les toits inclinés, la rentabilité de l’installation dépendra en partie de leur exposition et orientation. Les expositions idéales pointent vers le sud, sud-est et sud-ouest. Quant à l’orientation, elle se situe entre 30 et 35 ° en Belgique, mais peut osciller entre 0 et 60 ° sans perte significative.

Pour un toit plat, la rentabilité moyenne sera légèrement inférieure à un toit incliné bien exposé. Afin de produire 230 MWh par an (250 kWc), il faut disposer en moyenne de 1 600 m² d’espace sur une toiture inclinée, contre 2 600 m² sur toiture plate. En contrepartie, il sera possible d’équiper l’ensemble de la surface disponible d’un toit plat, ce qui n’est toujours pas le cas pour ceux à plusieurs pans…

Comment rentabiliser un terrain nu ?

Vous souhaitez mettre à profit un terrain inutilisé en l’équipant de panneaux photovoltaïques ? Si vous disposez d’une grande surface (un ou plusieurs hectares), alors, il pourra être pertinent d’installer un parc au sol. Vérifiez toutefois que le terrain est proche d’un point de raccordement électrique et compatible avec les règles d’urbanisme.

Pour produire 230 MWh annuels, il faudra compter 2 000 m² de panneaux au sol en moyenne, soit une rentabilité supérieure à une toiture plate mais inférieure à une toiture inclinée.

Sur une plus petite surface, il est possible d’investir dans un carport équipé de panneaux PV. Une telle structure sert à protéger les véhicules du soleil et des intempéries, tout en produisant de l’énergie grâce aux panneaux posés sur le toit. Pour être rentable, le carport doit couvrir au moins 50 places de stationnement.

Luminus finance vos panneaux photovoltaïques

Contrairement aux particuliers, les entreprises bénéficient toujours d’avantages fiscaux et financiers dans les trois régions de Belgique. Actuellement, la déduction d’impôt pour un projet solaire s’élève à 13,5 % de l’investissement.

L’opération est d’autant plus intéressante qu’elle peut s’avérer rentable dès 6 années d’exploitation. En outre, les panneaux PV sont garantis 25 ans et peuvent être opérationnels jusqu’à 45 ans !

Pour vous aider à lancer votre projet d’autoproduction solaire, Luminus vous propose un accompagnement étape par étape. Pendant 10 à 15 ans, Luminus s’occupe de gérer votre système énergétique et finance même l’installation des panneaux PV, en échange d’un loyer mensuel ou annuel.

Cet investissement au tiers-investisseurs fait partie des solutions concrètes de financement de projets solaires, tout comme le solar sharing, qui s’appuie sur la contribution des collaborateurs. À l’issue du contrat avec Luminus, vous devenez propriétaire des équipements et profitez alors pleinement de leur rendement !

ArcelorMittal Ringmill : 792 panneaux PV installés et 43 tonnes de CO2 en moins !

En 2019, ArcelorMittal Ringmill (AMR) a confié à Dauvister, filiale de Luminus, l’installation de 792 panneaux photovoltaïques sur son site de Seraing. Les 1 400 m² de surface couverte permettent de délivrer une puissance totale de 249 kWc, soit de quoi produire 210 MWh d’électricité verte par an.

L’intégralité de l’énergie autoproduite sert directement à alimenter les activités de l’entreprise, évitant ainsi l’émission de 43 tonnes de CO2 par an. « Pour la direction d’AMR, le respect de l’environnement est une préoccupation fondamentale et permanente », confie Frédéric Grobet, codirecteur général chez ArcelorMittal Ringmill. « La décision d’installer des panneaux photovoltaïques sur nos toits en est une conséquence logique ».

Grâce au mécanisme de tiers-investisseur, AMR n’a pas eu à toucher à ses fonds propres pour financer l’opération, totalement prise en charge par Luminus. « Ce projet s’inscrit parfaitement dans notre stratégie visant à offrir à nos clients des solutions d’efficacité énergétique pour les aider à réduire leur consommation et lutter ainsi contre le changement climatique », souligne Grégoire Dallemagne, CEO de Luminus.« Nous sommes fiers de pouvoir accompagner AMR avec cet investissement aussi économique qu’écologique ou « éco-logique » ! »